La série « Paysages Hybrides » est une tentative d’une nouvelle écriture photographique des paysages, par l’hybridation de plans multiples. …/…
Elle s’inscrit dans la longue tradition des recomposition de paysages, et surtout de remplacement des ciels ; mais j’y ajoute une dimension supplémentaire plus actuelle, par étapes successives..
Tout d’abord à la prise de vue.
Je joue sur les erreurs générées par les APN en contrecarrant les algorithmes de panoramique, en les poussant à l’erreur, par un traitement assumé du glitch.
Puis vient l’étape de la stylisation digitale des ciels.
Ce sont des « peintures numériques », elles aussi passée au tamis des algorithmes et dont les couleurs contrastent volontairement avec la palette « naturelle » environnante. Leur insertion dans un paysage déjà modifié renforce l’image irréelle et fantastique.
Enfin, le tirage en grands formats oblongs, le découpage et le montage final sur cadre finissent de dé-construire l’image originelle
Par ce détournement, je pousse à une lecture nouvelle de l’environnement, invitant à voyager au-delà des apparences.
Car cette série poursuit aussi une recherche personnelle sur l’unicité des tirages photogra-phiques, la volonté de les inscrire dans une « photographie plasticienne ». En ce sens, le rapport assumé à la toile sur cadre, s’est imposée à moi, comme une évidence. Elle décolle le tirage du mur, et met en valeur la photo comme un tableau, dans la suite d’une tradition muséale d’accrochage, encore plus perceptible dans les versions « découpées », où l’ouverture donne à a percevoir la matière toilée.